Vaud et Chasselas : une harmonie royale !

Entre terroirs vaudois et le chasselas, nous sommes clairement en présence d’un couple idéal sinon royal. Car le chasselas en terres vaudoises, c’est un peu les joyaux de la Couronne pour les viticulteurs et les oenophiles passionnés que nous sommes. Une de nos chances étant que toutes les régions vaudoises le cultivent, l’aiment sinon même l’encensent !

Trois régions vaudoises en ont fait leur porte-étendard :

La Côte, en premier lieu. De Morges à Founex, le chasselas fait toujours preuve ici de finesse voire de tendresse, le fruité y est souvent délicat, tout comme la bouche, mais sans pour autant manquer de caractère. Les exemples abondent de Luins à Féchy, en passant par Vinzel où Mont-sur-Rolle, et ailleurs ! Ce n’est pas Marc Vicari, le directeur du domaine de la ville de Morges, dont la cuvée La Grand ‘ Rue s’est illustrée brillamment au dernier Mondial du Chasselas qui nous dira le contraire.

En Lavaux, dans une région aussi impressionnante que belle, le chasselas tient ici une autre terre d’élection. De Villette à Montreux, les terroirs déclinent leur identité, leur spécificité, et démontrent qu’ici, peut-être plus qu’ailleurs, le chasselas est un grand vin de garde. Deux Grands Crus, le Calamin et le Dézaley illustrent à merveille, ce que Lavaux peut offrir comme émotion à l’oenophile. La découverte des vins d’un domaine viticole, depuis une terrasse avec vue sur le Léman, comme celle -magnifique- du domaine du Daley, ne peut que tous nous convaincre.

Le Chablais vaudois, pourrait être un peu l’électron libre du canton. Ses vins sont parmi les plus minéraux qui soient. Une journée de découverte de Villeneuve, à la cave des Rois, chez les Grognuz par exemple, et bien sûr à Yvorne et à Aigle vous en convaincra aisément ! Que ce soit par leur caractère, leur potentiel de garde aussi, les vins du Chablais démontrent à l’envi qu’ici aussi, le couple terroir et chasselas est paré pour des noces d’Or !

Les régions du Nord vaudois, des Côtes de l’Orbe, aux terroirs de Grandson en passant par le Vully sont loin de démériter. La présence du chasselas y est toutefois moindre, la diversité des cépages y est plus grande aussi, avec une proportion de cépages rouges plus grande, voire même prépondérante. Il n’empêche que les découvertes y sont nombreuses, les prix souvent doux. Y goûter c’est souvent y succomber !

Enfin, pour sublimer l’alliance entre ces terroirs et du chasselas, il convient d’en créer une autre et de vous inviter à passer à table. Entrez dans une humble pinte villageoise, où dans une grande table (la région n’en manque pas), pour vous convaincre définitivement que les chasselas vaudois sont aussi de grands vins de gastronomie. Ce qui n’empêche nullement de savoir les apprécier dès l’apéritif !

A propos de l’auteur Laurent Probst

lapr-couleurChroniqueur créateur du blog Vins Confédérés en 2007, Laurent Probst, infirmier de formation, a commencé à écrire sur le monde du vin suisse dès le 1er forum francophone spécialisé sur le monde du vin dans les années nonante. Depuis 2011, il est membre de la Fédération internationale des Journalistes et Ecrivains du Vin. En 2014, il a professionnalisé son activité de blogueur et propose de nouvelles prestations, toujours basées sur l’écriture d’articles, pour la presse et les professionnels du monde du vin helvétique.

 

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